Saul Leiter _ La maîtrise de l'instant furtif

Saul Leiter est un artiste photographe que j’ai découvert à l’occasion de l’exposition « Saul Leiter » à la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris du 17 janvier au 13 avril 2008. L’homme est aussi modeste que son talent est grand.
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@ Saul Leiter

M’étant moi-même procuré le remarquable catalogue de l’exposition, je me permets de vous en reproduire quelques extraits histoire de vous le procurer aussi car s’il y a des livres de photographies qui comptent dans une bibliothèque, celui-ci est impératif…


« Un jour, je m’ennuyais. J’ai pris un rouleau de film couleur. J’ai photographié. Ensuite, j’ai reçu une petite boîte avec des diapositives, et ce que j’ai vu m’a plu. Je trouvais ça intéressant. J’ai toujours été attiré par la photographie couleur, même quand elle n’était pas à la mode. »

@ Saul Leiter

« Souvent, je sors pour marcher autour de chez moi. Beaucoup de photographies sont prises dans mon quartier, autour de mon bloc. Il me semble que des choses mystérieuses peuvent prendre place dans des lieux familiers. On n’a pas toujours besoin d’aller courir le monde. »


@ Saul Leiter

« Je suis sensible à une certaine ambiguïté dans la photographie, ne pas être certain de ce que l’on voit... Lorsqu’on ne sait pas pourquoi le photographe a pris une photographie, que l’on ne sait pas pourquoi on la regarde, et puis subitement, on découvre quelque chose, on se met à voir. J’aime cette confusion. »

@ Saul Leiter

Propos de Saul Leiter.

Le catalogue : Edition STEIDL (2008).
Fondation Cartier-Bresson.
Une analyse sur la transparence dans l’œuvre de Saul Leiter.

Jeronimo Arteaga _ Living in the desert

Par le biais d'une actualité photographique plutôt riche ce mois-ci, je vous invite à (re)découvrir un photographe mexicain plusieurs fois primé. Jeronimo Arteaga Silva, lequel partage sa vie entre Düsseldorf et Mexico.
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@ Jeronimo Orteaga
Living in the desert, son dernier travail, est particulièrement remarquable. Pour ceux qui connaissent l'esprit mésoaméricain, le choix des compositions en noir et blanc traduit un certain esprit propre à cette région du monde. J'ai toujours été fascinés par les déserts quelqu'ils soient... mais ici Jeronino Arteaga nous entraîne de l'autre côté du mirroir. Un espace culturel unique, dans un lieu unique...
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@ Jeronimo Orteaga
L'usage du noir et blanc servi d'une composition impeccable n'est pas sans rappeler certains Maîtres du genre, parmi eux Koudelka, à la différence que l'on est nous occidentaux immanquablement transporté dans un autre univers culturel. A la fois ici et ailleurs, entre absence et réalité, entre reconnaissance et oubli, ces photographies traduisent pour moi la substance même de l'identité mexicaine indigène.
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@ Jeronimo Orteaga

Son site : Living in the desert

Voir aussi : Agence Mondaphoto

Anna Puig Rosado _ Sweet China

La photographie est un médium aux ambitions inépuisables, dans lequel chaque auteur y trouve sa propre raison de faire, sa propre raison d'être.
Comme le précise sa biographie, Anna Puig Rosado "effectue régulièrement des reportages sociaux et humains pour la presse magazine et parallèlement mène un travail d'auteur à travers le monde sur le paysage urbain".

@ Anna Puig Rosado

C'est justement son dernier portfolios qui a attiré mon attention. L'esthétique qu'elle développe dans son dernier travail sur la Chine, nous transporte dans une vision personnelle plutôt "interrogative".
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@ Anna Puig Rosado

Même si pour l'artiste, "la photographie est alors bien plus un prétexte pour aller découvrir d'autres vies", j'ai quand même le sentiment qu'elle prend un malin plaisir à préférer les questions aux réponses. Mais n'est-ce pas là le propre de l'esprit humain ?
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@ Anna Puig Rosado

La culture chinoise est toujours un mystère pour l'esprit occidental, c'est d'ailleurs en cela qu'elle nous attire et nous questionne inlassablement ; mais ici le travail d'Anna Puig Rosado nous matérialise cet instant, cet espace d'incompréhension et en même temps, cette envie de curiosité presque maladive qui anime l'esprit humain...

Son travail : Sweet China (Chine, Pékin et Shanghai, automne 2007)
Son site : http://www.annapuigrosado.fr/index.htm

Invitation coupe-fil gratuite pour le Salon de la Photo Paris 2009


Via l'enseigne de matériel photo SIGMA (ou autres partenaires), il est possible d'avoir une entrée coupe-fil gratuite pour le salon de la photo 2009 qui se tiendra à Paris du jeudi 15 octobre au vendredi 19 du même mois.

Pour le programme, c'est là :
http://www.lesalondelaphoto.com/

SIGMA et l'obtention du code... c'est là :
http://www.sigma-photo.fr/Medias/PdF/Boutique/Invit_salon_de_la_photo_2008.pdf

Notez qu'il s'agit du même code que 2008 mais il fonctionne encore... Sinon il y a d'autres possibilités plus récentes.
Et enfin, muni de votre code, vous allez là :
http://www.invitationphoto.com/

et vous imprimez... Notez également que votre invitation mentionne bien la date de 2009.

A noter la présence en conférence de Jane Evelyn Atwood (voilà une bonne idée pour un futur post :o))... mais j'ai pas la date. Si quelqu'un peut me la mettre en commentaire de ce post, je suis preneur.
Son site : http://janeevelynatwood.com/

Merci à l'annonceur... et peut être à bientôt dans les allées du salon.

Willy Ronis, disparition d'un Grand Maître de la photographie.

Je ne pouvais pas reprendre le fil de mon blog, après une bien trop longue absence, sans rendre hommage à un grand Monsieur de la photographie qui vient de nous quitter. Né en 1910 à Paris, Willy Ronis est un auteur incontournable pour qui veut s'intéresser à l'art photographique.
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Je ne reprendrai pas ici l'ensemble de sa biographie, d'autres le font bien mieux que moi sur le net, simplement attirer l'attention de certains d'entre vous, sur le tout premier achat de livre photo que j'ai réalisé : "Derrière l'objectif, Photos et propos" de Willy Ronis, édition Hoëbeke, 2001. Dans cet ouvrage, l'auteur a choisi 120 photos qu'il commente dans un style à son image, simple et humain... Du débutant curieux aux maîtres de l'image, chacun y trouvera matière à progresser, à méditer son art...
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Pour son "Nu provençal" à Gordes, 1949, Willy Ronis s'écrie : "Reste comme tu es !"... Mon Rolleiflex est sur une chaise, tout près. Je remonte trois marches et fais quatre prises, les mains tâchées de plâtre. C'est la deuxième que j'ai choisie. Le tout n'a pas duré deux minutes. C'est ma photo fétiche, parue depuis lors sans discontinuer, ici et partout.
Le miracle existe. Je l'ai rencontré.
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Pour sa photographie, sur Les Ginguettes du bord de Marne, Joinville, 1947... Willy Ronis dit ceci : "... La photo finale fut mal cadrée. Fatigue sans doute. Au tirage, je la redresse et en prélève le meilleur rectangle...". Morale de l'histoire, tout le monde peut se planter, même les Maîtres, mais le plus intéressant, c'est qu'il existe parfois un droit à la deuxième chance pour des photos que l'on sait "râtées".

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Mais ne nous y trompons pas, le hasard sourit toujours aux persévérents, il saura parfois nous récompenser d'une image. En revanche, le caractère universel d'une oeuvre entière, relève d'une alchimie bien plus complexe, et réservé à quelques uns...
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Merci Monsieur Ronis.

Zoom : Veronique de Viguerie et Marie Bourreau

Au coeur d'enjeux variés, l'Afghanistan fait régulièrement la une de nos médias : enlèvements, attentats, conflits internes... La crise des otages sud-coréens m'a rappelé un livre que j'avais acheté au hasard de quelques flâneries futilo-culturelles. Cet ouvrage, intitulé « Afghanistan Regards croisés » aux éditions Hachette m’avait sauté aux yeux de par la qualité de ses photographies. Curieux de connaître, les auteurs d’une telle production, je remarquais qu’il s’agissait de deux jeunes femmes : Veronique de Viguerie et Marie Bourreau. Le dos du livre dévoilait une présentation directe : « Deux toutes jeunes femmes, Marie Bourreau, journaliste, et Véronique de Viguerie, photographe, ont vécu et travaillé pendant deux ans en Afghanistan. Elles nous livrent un témoignage bouleversant d’un pays encore inaccessible aux touristes. »

Veronique de Viguerie a remporté prix Canon AFJ des femmes photojournalistes en 2006, c’est dire la qualité de son travail et Marie Bourreau présente entre autres qualités celle de n’avoir que 25 ans et déjà trois années d’expérience en Afghanistan.
Jusqu’à présent je n’avais encore évoqué aucune femme sur mon blog et je tenais à le faire avec ces deux photojournalistes à la détermination impressionnate.

Encore un bel exemple qui démontre que faire de belles images (ou écrire des textes de fond) implique un véritable choix de vie. A l’heure de la sur-médiatisation planétaire, cet ouvrage dont je vous recommande la lecture est une petite fenêtre loin de l’image noircie par les micro-informations que l’on veut bien nous donner sur ce pays, bien trop loin des véritables problèmes de fond. Il nous rappelle que malgré tout l’Afghanistan possède toujours sa part d’humanité et de fierté tels que pouvaient encore nous les révéler des photojournalistes comme Roland et Sabrina Michaux lors de leurs différents périples en Afghanistan jusqu’au milieu des années soixante-dix.

Vous pouvez consulter l'excellent dossier sur ces deux jeunes femmes sur le site de l'Internaute.com : entretiens, photographies... Ainsi qu'un autre lien que je vous communique :

photographie ci-dessus : © Véronique de Viguerie
Editeur : Hachette (2 novembre 2006)

http://www.linternaute.com/voyager/lieu/afghanistan/regards-croises/regards-croises.shtml

http://noravr.blog.lemonde.fr/2006/10/26/2006_10_interview_de_vr_1/

Le Monde Perdu des tépuis du Vénézuela

@ photo Raphaël Giraud
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En feuilletant la revue Courrier Internationnal, je suis tombé sur un article savoureux sur les tépuis du Vénézuela... Dans le langage des indiens Pémons, Tepuy veut dire "montagne". Cette terminologie désigne ces immenses montagnes tabulaires de grès qui surgissent comme des forteresses de la savane et la forêt tropicale qui les entourent. Il en existe une bonne centaine, dispersés à travers les états de Bolívar et d'Amazonas au Venezuela. Seulement quelques-uns sont accessibles, d’autres sont encore inexplorés.
Pour ceux qui rêvent d'aventure au sens propre du terme, pour ceux qui ne restent pas indifférents à la lecture du Monde Perdu de Conan Doyle, prenez un instant pour lire cela... Quelques extraits pour les non-convaincus :

Le mont Roraima est probablement le plus célèbre des tepuis, car ce fut le premier à être exploré. La moitié de la flore et de la faune présentes sur son sommet n’existe nulle part ailleurs sur Terre, et les scientifiques n’ont encore recensé qu’une infime partie de ce qu’on y trouve. En 1877, alors que le débat sur la théorie darwiniste de l’évolution faisait rage en Angleterre, le magazine The Spectator avait lancé un défi : “N’y aura-t-il personne pour explorer le Roraima et nous ramener les nouvelles qu’il attend de nous donner depuis des milliers d’années ?” Il fallut attendre sept ans pour que deux explorateurs britanniques, Everard im Thurn et Harry Perkins, réussissent l’ascension de ce sommet que le grand Walter Raleigh avait jugé imprenable...
fg

En 1921, dans un bar du Panamá, Jimmy Angel, un excellent pilote d’avion, rencontra J. R. McCracken, un chercheur d’or venu d’Alaska. Ce dernier lui raconta l’histoire d’une montagne d’or située dans le sud du Venezuela, déjà identifiée par des explorateurs portugais ainsi que par le colonel britannique Percy Fawcett, explorateur qui disparut plus tard dans des forêts non cartographiées du Brésil (et qui inspira le personnage d’Indiana Jones).

L’année suivante, les deux hommes se rendirent dans le sud et découvrirent un tepui. McCracken localisa un terrain plat, et Angel put atterrir. L’orpailleur se précipita vers la rivière qui coulait sur le plateau et y découvrit de grosses pépites d’or. Les deux hommes recueillirent plus de 34 kilos du précieux minerai puis, le jour baissant, ils durent repartir. McCracken obtint des milliers de dollars en revendant son butin, mais il tomba malade et mourut quelques jours plus tard. Jimmy Angel chercha toute sa vie à retourner sur cette montagne...


Les personnages de Conan Doyle quittaient leur Monde perdu par une grotte secrète. Nous, nous descendons à pied, c’est plus conventionnel. Mais l’essentiel est que le Monde perdu soit finalement devenu réalité. A moins que… En fermant les yeux, je distingue une bande de diplodocus venus s’abreuver au bord d’une rivière d’or. Et le monde réel redevient instantanément le royaume du rêve...



Pour lire l'article du Courrier Internationnal, c'est ici :

Rwanda, le pays hante par Christophe Calais

@ Christophe Calais

Après un petite période d'absence sur le net, je reprends le fil de mon blog avec un sujet qu'il me tenait à coeur d'évoquer, ce que l'on nomme sommairement de "génocide du Rwanda" (1994). Sur un sujet aussi dur, le travail de Christophe Calais m'est apparu plus qu'intéressant... Reporter-photographe engagé s'il en est, je vous laisse découvrir sa biographie que je vous reproduits dans ce post, ainsi que le texte de présentation de son livre "Rwanda, le pays hanté", préfacé par le chanteur Corneille, lui même témoin malheureux de ces événements tragiques.


@ Christophe Calais

Né en 1969, Christophe Calais débute au quotidien France-Soir en 1990. En 1991, il effectue son service militaire comme reporter-photographe au SIRPA. En 1992, il entre au staff du magazine VSD où il couvre pendant six ans l’actualité internationale avec un interêt particulier pour le Rwanda où Christophe Calais continue à travailler aujourd’hui. Son travail sur le Rwanda a déjà fait l’objet d’un livre, Le cri des morts, le silence des vivants, d’une exposition au festival du photojournalisme Visa pour l’image de Perpignan en 1998 et de projections dans ce même festival en 2002 et en 2004. En 2006, il publie Rwanda, le pays hanté, aux éditions du Chêne et participe à l'exposition collective "Pour une photographie engagée" à la Bibliothèque Nationale de France.

@ Christophe Calais


Présentation de son ouvrage :

En 1994 au Rwanda, l’indicible s’est produit : huit cent mille morts exterminés à la machette en 100 jours. Depuis ce génocide, le premier en Afrique, le quatrième du XXe siècle, la donne a changé pour le continent africain et, du Darfour à la Côte d’Ivoire, le spectre du génocide rwandais nous hante. De 1994 à 2005 Christophe Calais, reporter-photographe, a effectué plus d’une vingtaine de voyages dans la région des Grands Lacs pour tenter de comprendre ce qui s’était passé au Rwanda. À quoi ressemble le pays ? Qui sont les rescapés et les bourreaux ? Quelles sont leurs histoires ? Comment vit-on dans l’après-génocide ? La réconciliation est-elle possible ? Le livre pose ces questions à travers des photographies dont la force et l’émotion ont touché Corneille, chanteur rescapé du génocide, qui a prêté le texte "Sur la tombe de mes gens" à ces images.
bbb
Son livre aux Editions du Chêne (4 janvier 2006) :
Le site de Christophe Calais où vous pourrez voir l'ensemble de son travail photographique :

Exposition Saul Leiter à la Fondation HCB

@ Saul Leiter
SAUL LEITER fait partie des photographes incontournables du XXe siècle. Aussi lorsque l’occasion nous est donnée de voir la richesse de ses œuvres, il ne faut pas bouder son plaisir. J’aurai l’occasion de revenir plus précisément dans d’autres posts sur le travail de Saul Leiter et ses influences.
En attendant, je ne résiste pas au plaisir de vous renvoyer vers le dossier presse offert par la Fondation HCB. Extrait pour le plaisir :

« Né à Pittsburg en 1923, fils d’un rabbin réputé, le jeune Leiter est destiné aux études théologiques. Il s’intéresse davantage à la peinture et part pour New York en 1946, totalement incompris par son père qui n’avait aucune estime pour la photographie. « C’est sans doute pour cela que je fais profil bas, j’ai été habitué à la désapprobation ».

Saul Leiter est coupable de photographier, coupable d’avoir désobéi mais néanmoins à l’écoute totale de son propre imaginaire. Il cherche à capter un sentiment profond, au hasard des rues, sans velléité sociale ou documentaire, têtu dans son approche, préférant poursuivre sa voie plutôt que d’entrer dans un moule.


@ Saul Leiter

Sa rencontre à New York en 1946 avec le peintre Richard Pousette-Dart est décisive, comme l’est aussi la visite de l’exposition Henri Cartier-Bresson au MoMA en 1947 : il comprend que la photographie peut être une forme d’art et emprunte un appareil photo tout en continuant la peinture et les pastels. Proche de l’expressionnisme abstrait dans ses photographies couleur, on sent déjà la tentation de l’abstraction dans ses premières images en noir et blanc ».

http://www.henricartierbresson.org/infos/ressources/FR-DossierDePresse-HCB-S-LEITER.pdf

Dans le cadre de cette exposition, Saul Leiter sera en entretien avec Sam Stourdzé, le jeudi 17 janvier 2008 de 19h30 à 21h au Musée de l’art et histoire du Judaïsme. Réservez impérativement une place sur votre agenda si votre emploi du temps vous le permet

http://www.mahj.org/

Exposition sur Saul Leiter du 17 janvier au 13 avril 2008 à la Fondation HCB.

« Terre natale, Pays Dogon » à la Conciergerie à Paris

@ Alain Volut
Avec une population implantée au Mali estimée à 300000 personnes, les Dogons occupent une région qui s’étend de la falaise de Bandiagara au sud-ouest de la boucle du Niger. Cette dernière est classée au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'UNESCO depuis 1989…

L’ethnologue Marcel Griaule fut l’un des premiers à faire mieux connaître la culture Dogon. En 1946, il eut des entretiens avec Ogotemmêli, un ancien chasseur devenu aveugle suite à un accident pour approfondir les connaissances liées aux traditions dogons. À partir de ces entretiens, il publia plusieurs livres, dont le plus connu, "Dieu d'eau" aux éditions Fayard, sur la cosmogonie dogon...

Les falaises de Bandiagara @ Timm Guenther

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_Dogon

Cette culture est aujourd’hui à l’honneur à la Conciergerie dans le 17e arrondissement de Paris, du 16 novembre 2007 au 9 mars 2008. En effet, Alain Volut nous présente un ensemble de 69 photographies noir et blanc grand format, des statues et installations.


http://www.monuments-nationaux.fr/fr/les-actualites/les-evenements/tous/bdd/actu/1501

Entretien exclusif avec Franck Simmonet (3/3)

Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et voici déjà le dernier post sur le travail de Franck Simmonet.
FG
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@ Franck Simmonet
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BlogDeStéphane :
En matière de photographie, il y a ceux qui préparent absolument tous les moindres détails afin de tout contrôler et il y a ceux en quête de l'instant décisif au petit bonheur la chance. Quelle est ton approche personnelle ?
FG

Franck S. : J’ai toujours un but, un endroit à photographier. Malgré tout, lors du vol, je profite de tout ce qui se présente, il y a souvent une part de hasard. Par exemple, pour la Corée, l’image des immeubles est complètement prévisible, mais celle des chaises relève du hasard.



BlogDeStéphane :
Encore faut-il le voir et l'exploiter...

Franck S. :
Avant de décoller, je ne savais pas qu’il y aurait un spectacle. Pour chaque vol, il y a une part d’imprévu et une part bien planifiée. Malgré tout, plus on fait d’heures de vol, plus on a de chance que l’imprévu se présente.

FG

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@ Franck Simmonet

FG

BlogDeStéphane :
Il est vrai que de nombreux photographes exploitent des sujets au caractère "imprévisible", mais ils ont les deux pieds au sol, un angle de prise de vue qui parle naturellement à notre cerveau. En observant tes photographies les "plus graphiques", j'ai le sentiment que tu cherches particulièrement des compositions s'appuyant sur les diagonales...

Franck S. :
Pour la composition, cela se passe toujours en vol. En amont, je multiplie les repérage sur cartes voire sur Google Earth qui est vraiment pratique à utiliser. Mais il est vrai que je recherche souvent les diagonales. J’ai essayé à mes débuts après avoir regardé des photographies aériennes d’autres photographes. Ca marche souvent... Cela simplifie le cadrage. Mais il ne faut pas tomber dans la facilité et n’utiliser que cela. Je dois m'appuyer davantage sur les horizontales et les verticales.
FG

@ Franck Simmonet

BlogDeStéphane :

Dès lors, l'utilisation d'un paramoteur ne crée pas de contrainte spécifique. Tu gardes une certaine liberté de création.


Franck S. :
A la condition de ne pas hésiter à varier mes prises de vue lorsque je suis en vol.


BlogDeStéphane :

A ce propos, ton site est très riche en images qui reflètent cette diversité. Malgré tout, certains visiteurs pourraient se perdre dans le nombre. As-tu des projets d'évolution particulière ?

Franck S. :
Tu as raison pour une sélection, il y a de nombreuses images sur le site. J’y pensais avant que tu ne le suggères. Peut être des galeries flash ou autres présentations spécifiques, je suis en train de voir...

BlogDeStéphane :
Je tiens à te remercier pour ta disponibilité et cet échange sur ton approche photographique. Comme je te l'ai dit en off, je suis très heureux d'avoir eu pour premier entretien exclusif sur le BlogDeStéphane un amateur aussi passionné et déterminé. Je ne doute pas que nous nous retrouverons bientôt pour d'autres discussions... peut être à ton premier vernissage car ton travail le mérite vraiment. Encore merci Franck.
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Retrouvez le site de Franck : http://www.photodenhaut.com/
fg
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Steve Mc Curry à l'ombre des montagnes

Décidement cette fin d'année 2007 est une aubaine pour tous les amoureux de Steve Mc Curry dont je fais parti... Après les expositions de Paris et de Rennes, voici la sortie d'un livre recueil sur le thème de Afghanistan...

Des photographies à découvrir et/ou à redécouvrir. Je vous laisse savourer la présentation de l'éditeur sur ce livre :

"Ce nouveau recueil de photographies rassemble des paysages, des scènes de rue et des portraits réalisés par Steve McCurry en Afghanistan au cours des vingt-sept dernières années.

Enfants et bergers, combattants et paysans côtoient d'impressionnantes vues de villes couleur sable, de paysages montagneux et de temples anciens.


Les photographies de Steve McCurry captent des instants de vie et transcendent les barrières de la langue et de la culture.
Fg
@ Steve Mc Curry

Exceptionnelles et atemporelles, ces images traduisent avec lyrisme l'esprit volontaire, la noblesse et la beauté de ces peuples dont la terre s'étend au pied de l'Hindou Kouch".
Fg
Une interview de Steve Mc Curry (qui date un peu... mais toujours sympa à lire)
Fg
Editeur : Phaidon Press Ltd. (15 novembre 2007)
Collection : PHOTOGRAPHIE

Entretien exclusif avec Franck Simmonet (2/3)

Crète – mai 2007 @ Franck Simmonet


Franck : "Sur cette photographie, je survole des cultures d’oliviers. J'en profite pour réaliser une composition en m'appuyant sur les couleurs exceptionnelles que m'offre la nature, les lignes noires des tuyaux d'arrosage et les espaces laissés par les arbres morts...".


Allemagne – Goettingen – septembre 2007 @ Franck Simmonet


Franck : "Fin de journée, je suis le témoin privilégié de l'atterissage d’une montgolfière. Dans les environs de Goettingen où j’habite, elles occupent souvent le bleu du ciel et je dois reconnaître que c'est toujours un plaisir de tournoyer autour d’elles".



Corée du sud – Daejeon – octobre 2007 @ Franck Simmonet


Franck : "Lorsqu'on est en paramoteur, il est toujours très difficile de réaliser des photos en ville et encore plus, si l'on se trouve à l'étranger ! Ici, j'ai pu le réaliser en longeant la rivière qui traverse Daejeon. Dans ces moments là, on espère seulement ne pas avoir à utiliser les berges comme pistes d'atterissage. Voler à côté des blocs d’immeubles est une expérience unique, véritablement impressionnante".

La semaine prochaine (post 3/3) : les remarques techniques de Franck, mes réactions sur son travail...
Fg
Retrouvez le site de Franck : http://www.photodenhaut.com/
fg

Ces commentaires sont exclusifs au "Blog de Stéphane" mais ils restent, ainsi que les photographies, la propriété exclusive de leur auteur. Toute reproduction doit être notifiée.

Vos blogs et sites dédiés à la photo m'intéressent...

Si vous souhaitez mettre un lien en direction de vos blogs ou sites persos dédiés à la photographie sur ces mêmes pages, n'hésitez pas à me le faire savoir. J'étudierai toutes vos propositions :-))

Entretien exclusif avec Franck Simmonet (1/3)

Parisien de naissance, Franck Simmonet fait partie de ces amateurs passionnés qui portent l’art photographique au-dessus des nuages.
Nous savons tous qu’il n’est jamais facile de réaliser de belles compostions, mais lorsque vous vous greffez dans le dos un gros ventilateur façon moteur de tondeuse à gazon surmonté d’une voile, le tout harnaché d’une multitude de sangles, vous comprendrez très vite la dose de détermination, de passion diront certains, qu’il faut avoir pour déceler le moindre « instant décisif ».
Franck a eu l'amabilité de bien bien vouloir commenter quelques-unes des nombreuses photographies qu'il a réalisées par ce moyen. Faute de place, j'ai pris la liberté de retranscrire ses commentaires en trois posts espacés de quelques jours... histoire de faire durer le plaisir ;-))
fg
Allemagne– Goettingen – septembre 2007 @ Franck Simmonet

Franck : "C'était la première fois que je volais avec un autre paramotoriste. Après quelques explications sur ce que j’attendais de lui, nous avons réalisé une série de clichés dont celui-ci au-dessus d'une forêt allemande".

Corée du sud – Daejeon – octobre 2007 @ Franck Simmonet

Franck : "Il restait peu de chose suite à un spectacle en plein air, juste un désordre de chaises. Malgré ce chaos, un ordre est toujours présent, les blocs de couleur et les rangées de chaises donnent une certaine cohérence".

Crète – mai 2007- Plage de Falassarna @ Franck Simmonet


Franck : "En Crète, il n’est pas facile de trouver des zones de décollage à cause des innombrables cultures et du terrain rocailleux. Les plages sont idéales. En décollant de bonne heure le matin, hors saison touristique, la plage était à moi. Déserte, j’ai pu la survoler à basse altitude. Les plagistes commençaient à installer les transats et parasols. Ce sont eux qui ont fait la composition !"
fg
La semaine prochaine (post 2/3) : Trois photographies supplémentaires commentées...
Dans quinze jours (post 3/3) : Question sur les choix techniques...
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Retrouvez Franck sur son site : http://www.photodenhaut.com/
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